Trisha Brown Dance Company Dancing with Bob : Rauschenberg, Brown et Cunningham Onstage

Saison 26 27
Spectacle

Deux pièces cultes, deux écritures radicales, un même souffle d’invention : Entre l’élan libre de Set & Reset et le vaudeville surréaliste de Travelogue, Dancing with Bob : Rauschenberg, Brown et Cunningham Onstage réunit deux chefs-d’œuvre de l’avant garde américaine. Images mouvantes, humour décalé, virtuosité réjouissante : une soirée qui ouvre grand les portes de l’imaginaire et célèbre une avant garde toujours vive.

lieu

durée

1h15 avec entracte

catégorie

  • Danse
Dates
  • Jeudi 08 avr.
    19h00
  • Vendredi 09 avr.
    20h00
  • Samedi 10 avr.
    18h00
  • Dimanche 11 avr.
    16h00
  • Mardi 13 avr.
    20h00
  • Mercredi 14 avr.
    20h00
  • Jeudi 15 avr.
    19h00
  • Vendredi 16 avr.
    20h00
  • Tarif plein
    45€
  • Tarif Pass Chaillot / Pass Chaillot Groupe
    32€
  • Tarif Pass Chaillot Jeune
    17€

Dancing with Bob : Rauschenberg, Brown et Cunningham Onstage réunit deux œuvres où la danse se mesure à l’imaginaire de l’artiste plasticien Robert Rauschenberg et en sort décuplée. Avec Set & Reset (1983), Trisha Brown pousse son écriture à un degré de liberté rare : un mouvement qui glisse, se déplie, se détourne, comme si les corps improvisaient à l’intérieur d’une structure invisible. Les danseurs se frôlent, se perdent, se retrouvent, portés par une circulation continue qui fait vaciller les repères, et donne chair à un mouvement perpétuel d’une beauté infinie.. Cette pièce achève le cycle qu’elle a nommé « Structures moléculaires instables ». Les transparences, les images mouvantes et les costumes conçus par Rauschenberg ainsi que la musique de Laurie Anderson amplifient cette sensation d’élan permanent, emblématique d’une post modern dance qui fait de la liberté une méthode de composition 
À l’inverse, Travelogue (1977) surgit comme un objet follement décalé dans l’œuvre de Merce Cunningham : une pièce traversée par l’esprit du vaudeville et de la comédie musicale, où accessoires improbables, situations absurdes et humour surréaliste viennent bousculer la rigueur de son écriture. John Cage y compose un paysage sonore fragmenté, tandis que Rauschenberg peuple la scène d’objets et de couleurs qui font basculer la danse du côté du théâtre burlesque.
Réunies pour célébrer le centenaire de "Bob" Rauschenberg, ces deux pièces dévoilent une scène devenue laboratoire, où la danse s’invente au contact des arts visuels et de la musique, où l’audace reste le moteur de tout, et la scène se transforme en terrain de jeu joyeusement expérimental.

Agnès Izrine
 

Je dis toujours aux gens que la danse est la forme d’art la plus fragile, car elle dépend de tout ce qui vous concerne… Vous savez, tout transparaît : votre corps à un moment et en un lieu précis, ce qu’il pense, ce qu’il ressent. Tout est là. Je vous envie vraiment.
Robert Rauschenberg