Ballet national de Marseille – (LA)HORDE Après moi, le déluge

Saison 26 27
Spectacle

« Après moi, le déluge » résonne comme une devise que chaque génération semble incarner : la croyance persistante que le monde s’achève avec elle. La danse devient alors un moyen de transgresser ce destin funèbre, d’y apporter de la joie face au cynisme d’une société malade sous le poids des crises. Mais gare aux monstres qui hantent nos humanités et nos vies.

lieu

durée

1h15

catégorie

  • création
Dates
  • Samedi 05 Sept.
    20h00
  • Dimanche 06 Sept.
    15h00
  • Dimanche 06 Sept.
    20h00
  • Lundi 07 Sept.
    20h00
  • Mercredi 09 Sept.
    20h00
  • Jeudi 10 Sept.
    20h00
  • Vendredi 11 Sept.
    20h00
  • Samedi 12 Sept.
    15h00
  • Samedi 12 Sept.
    20h00
  • Tarif plein
    46€
  • Tarif Pass Chaillot / Pass Chaillot Groupe
    32€
  • Tarif Pass Chaillot Jeune
    19€
  • Tarif -18 ans
    20€
  • Quelques scènes peuvent heurter la sensibilité de certaines personnes.

Avec Après moi, le déluge, il s’agit de la troisième création pour le prestigieux Ballet national de Marseille, qu’iel dirige depuis 2019. Cette immense fresque réunit une quinzaine d’interprètes pris dans un tourbillon chorégraphique et musical.
"Renverser ciel et terre", vous connaissez l’expression ?  Et "après nous le déluge" ? aussi ? C’est ce qui se passe ici. Les danseurs et danseuses creusent le sol, le renversent, ce qui était plancher devient plafond. Un nouvel espace apparaît, traversé par des images d’apocalypse. En une question, la pièce nous alerte : que faire lorsque notre monde vacille.
Après moi, le déluge s’inscrit dans le paysage de création de (LA)HORDE qui se passionne pour les communautés et toutes les formes de soulèvement, par exemple, les raves de Room with a View et les avatars dans Age of Content. (LA)HORDE vise ici la figure du lanceur d’alerte, du hacker ou du « monstre » contemporain.
Avec (LA)HORDE , impossible de rester sagement assis sur votre siège. La musique y tient une place aussi importante que le mouvement.  Portée par la musique originale de Pierre Aviat, la pièce est une déclaration d’amour à toutes les danses où l’union fait force. Face à la morosité de l’époque, Après moi, le déluge nous relève, dans un grand élan d’énergie, commune, ensemble, tous et toutes ensemble.

Amélie Blaustein-Niddam
 

Après moi, le déluge naît dans un moment de bascule, un temps
fragile où le monde perd ses appuis. Sous le poids des crises et
de l’épuisement collectif, les corps chutent, fondent, se délitent
avant même que le spectacle ne commence.
(LA)HORDE — Marine Brutti, Jonathan Debrouwer, Arthur Harel

Fondé en 2013, (LA)HORDE réunit Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel. Leur pratique chorégraphique se déploie à la croisée de la scène, du film et de l’installation, explorant la danse comme espace de circulation des images, des corps et des récits contemporains. 
Dès ses débuts, le collectif collabore avec des communautés situées en marge de la culture dominante, des septuagénaires de Void Island aux jumpers de To Da Bone, en passant par les danseur·euse·s géorgien·ne·s de Marry Me In Bassiani. À travers ces projets, (LA)HORDE interroge la portée politique de la danse et cartographie des formes chorégraphiques de soulèvement, entre gestes collectifs et expressions individuelles. 
Depuis 2019, iels dirigent le CCN Ballet national de Marseille. Iels créent les pièces chorégraphiques grand format Room With A View (2020) et Age of Content (2023). En parallèle, iels conçoivent des programmes mixtes en invitant d’autres chorégraphes (Roommates, Childs-Carvalho-Lasseindra-Doherty) et développent des formes performatives élargies, comme We Should Have Never Walked on the Moon
Leur recherche s’inscrit dans une approche transdisciplinaire, mêlant chorégraphie, arts visuels et cinéma. Leurs œuvres sont présentées dans des institutions majeures (MoMA, Palais de Chaillot, Southbank Centre) et circulent largement à l’international. En 2025, Deep Stream, créée avec le Musée du Louvre, prolonge leur exploration de formats performatifs au sein d’institutions patrimoniales. Parallèlement, (LA)HORDE développe des collaborations avec des figures majeures du cinéma et de la musique (Spike Jonze, Madonna, Rosalía, Angèle…). 

Le Ballet national de Marseille est une création de notre contemporain, le lieu d’une émergence qui depuis son origine est chargé d’une aura toute particulière. Fruit d’une exception, cette structure s’émancipe de la centralité française d’alors. Roland Petit inaugure ce récit, dont les différentes aventures et succès énoncent une histoire de la danse. La vivacité intrinsèque du Ballet trouve dans la direction de (LA)HORDE une forme régénérative qui imprime à nouveau l’identité d’une communauté de création extatique.

C’est en 1972 que le chorégraphe Roland Petit crée les Ballets de Marseille. Ayant perdu son pluriel, le Ballet National de Marseille devient un Centre Chorégraphique National en 1984. La création et la diffusion de spectacles du Ballet et d’artistes invités sont au cœur de ses missions. Fortement ancré dans son temps, curieux et ouvert sur le monde, le BNM est également un haut-lieu du patrimoine architectural marseillais, à proximité du parc Borély. 
Le label « Centre chorégraphique national » (CCN) est attribué aux institutions culturelles françaises dirigées par un ou plusieurs artiste(s) chorégraphes. Ces structures se doivent de valoriser les diversités de langages et de formes de la danse. L’appellation « Centre chorégraphique national » permet de ce fait d’implanter des chorégraphes et d’œuvrer pour la transmission de la culture chorégraphique sur des territoires.

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