Mohamed El Khatib
Mohamed El Khatib est né près d’Orléans en 1980. S’il vit et travaille à Paris, ses projets sont présentés partout en France et à l’étranger.
Auteur, metteur en scène, réalisateur et plasticien, Mohamed El Khatib imagine et conçoit des projets à la croisée de la performance, de la littérature et du cinéma. À travers des épopées intimes et sociales, il multiplie les occasions de rencontres entre l’art et celles et ceux qui en sont éloignés.
Mohamed El Khatib développe et expérimente une recherche plastique en collaboration avec différents artistes et avec le concours d’amateurs : en Savoie, aux côtés de Valérie Mréjen, il a initié et réalisé un projet unique de centre d’art dans un Ehpad ; à la Collection Lambert à Avignon, il a imaginé une exposition sentimentale en réunissant des commissaires précaires de la Fondation Abbé-Pierre et des membres du personnel du musée. Au Mucem à Marseille en 2023, il réalise une première exposition personnelle avec une installation monumentale qui pose un double regard, sociologique et sentimental, sur les relations franco-maghrébines cadrées par le rectangle d’un pare-brise. Au Grand Palais à Paris en 2025, il investit la nef du monument pour une rétrospective qui mêle expositions, spectacles, projections, rencontres et dj-sets.
À la scène, après Moi, Corinne Dadat, qui proposait à une femme de ménage et à une danseuse classique de faire un point sur leurs compétences, il a poursuivi son exploration de la classe ouvrière avec la pièce monumentale STADIUM, qui convoque sur scène 58 supporters du Racing Club de Lens. Avec des enfants de parents divorcés, il s’est interrogé à la radio et à l’écran sur ce que la famille peut produire comme récit. Avec l’historien Patrick Boucheron, il a dessiné une histoire populaire de l’art au travers de la boule à neige. Avec la plasticienne Valérie Mréjen, il a imaginé une visite de musée en donnant la voix à celles et ceux qui en sont les gardienn·nes. Plus récemment, après avoir initié la création d’un premier centre d’art au sein d’un Ehpad (Savoie, France), il a fait monter sur scène leurs résident·es dans une joyeuse confrontation avec les publics autour du tabou de la sexualité des personnes âgées. En 2025, il présentait au Festival d’Avignon une création imaginée et conçue avec le danseur espagnol Israel Galván partant de leur regret commun d’une carrière footballistique manquée.
Les spectacles de Mohamed El Khatib sont en tournée sur les scènes françaises, en Europe et dans le monde. Mohamed El Khatib est actuellement artiste associé à Chaillot - Théâtre national de la Danse.
- 2022 : Prix Artistes citoyen engagé de la Fondation Daniel et Nina Carasso pour Les Blés d’Or - Premier centre d’art en Ehpad.
- 2019 : Prix du public au FCAT - Festival de Cine Africano de Tarifa Tanger, Tarifa (Espagne), pour le film Renault 12.
- 2018 : Prix de l’Académie française - Prix du Jeune Théâtre pour le texte C’est la vie, qui enrichit le cycle sur la question du deuil.
- 2016 : Grand Prix de Littérature dramatique pour le texte Finir en beauté, où l’auteur évoque la fin de vie sa mère.
Mohamed El Khatib développe la plupart de ses projets via Zirlib, un collectif fondé en 2008 qui regroupe chercheurs, danseurs, plasticiens, vidéastes et musiciens de tous horizons et envisage la création contemporaine comme une expérience, un geste sensible dont la dimension esthétique la plus exigeante doit se confronter au quotidien le plus banal.
Conventionné par le ministère de la Culture - Drac Centre-Val de Loire, il est porté par la Région Centre-Val de Loire et soutenu par la Ville d’Orléans.
Le 15 septembre 2026 et en ouverture de la saison 26→27, Mohamed El Khatib a participé, aux côtés de Julie Nioche et Rachid Ouramdane, à la rencontre organisée par Chaillot sur les enjeux d'hospitalité et de diversité. Comment accueillir, partager, faire œuvre commune ?
Une rencontre organisée avec le partenariat de Philosophie Magazine.
Pour réécouter la rencontre →