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M Musée d'Art Moderne de Paris

14 déc 2019

Chaillot nomade

Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna au Musée d'Art Moderne de Paris

© Tristan Jeanne-Valès
© Tristan Jeanne-Valès
© Tristan Jeanne-Valès

Moments artistiques hors-les-murs qui établissent un dialogue avec un lieu de culture, un monument ou les œuvres dans un musée.

Pour ce Chaillot nomade, Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna investissent la salle Matisse du Musée d'Art Moderne de Paris afin de nous présenter une petite forme qui raconte l'histoire de la réalisation du portrait de Gertrude Stein par Picasso en 1906.

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Gertrude Stein (1874-1946) Poétesse, dramaturge, essayiste, romancière, collectionneuse d’art… Américaine, elle choisit de vivre à Paris en 1903, figure majeure des bouleversements esthétiques du 20e siècle, elle invente le « cubisme littéraire ».
Un peu comme des archéologues qui, soulevant une pierre, découvrent et mesurent l’étendue infinie du territoire à explorer, nous « fouillons » l’oeuvre de Gertrude Stein depuis de nombreuses années. Reprenant régulièrement ce chantier si particulier, nous marquons des arrêts ça et là, de surprise en surprise. Pour ce projet sont réunis sur le plateau Gertrude Stein, Pablo Picasso et l’indispensable Alice B. Toklas. Nous nous concentrons sur plusieurs éléments de l’œuvre de Stein et Picasso :
• Le portrait que le peintre a réalisé de l’écrivaine en 1906, résultat de poses très nombreuses (on parle de 90 poses !), qui marque le début d’une amitié profonde et longue de quarante années.
• Celui de Picasso qu’a écrit plus tard Gertrude Stein en 1910.
• Une conférence de 1935 qui n’a rien d’académique et dévoile tout ce qui fait la singularité de l’écriture de Stein. La simple lecture de cette conférence nous offre de manière inattendue des moments de fulgurance poétique. Nous allons éprouver son oralité devant le public. Et puis il y aura d’autres sources littéraires, textes courts, étranges, ludiques, étonnants, décapants…

picasso_1908.pngPicasso en 1908

« Quelqu’un que certains suivaient certainement était quelqu’un qui était complètement charmant. Quelqu’un que certains suivaient certainement était quelqu’un qui était charmant. Quelqu’un que certains suivaient était quelqu’un qui était complètement charmant. Quelqu’un que certains suivaient était quelqu’un qui certainement était complètement charmant. Certains suivaient certainement et étaient certains que celui qu’ils suivaient alors était quelqu’un qui travaillait et était quelqu’un qui sortait de lui-même alors quelque chose. Certains suivaient certainement et étaient certains que celui qu’ils suivaient alors était quelqu’un qui sortait de lui-même alors quelque chose qui allait être une chose lourde, une chose solide et une chose complète. … »
Gertrude Stein - extrait du portrait de Picasso - écrit en 1910

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