Compagnie DCA / Philippe Decouflé

Philippe Decouflé
Philippe Decouflé
Crédits :
E. Ros

Un rapprochement entre Chaillot et Philippe Decouflé relevait de l'évidence. Grand habitué de la maison, il met son exubérance et son exigence artistique au service d'un public toujours plus nombreux, fidèle en cela à l'esprit de Jean Vilar. La saison 2017 / 2018 officialise leur union au travers d'une association forte.

 

Venu à la danse par les cours d’expression corporelle d’Isaac Alvarez et l’école de cirque d’Annie Fratellini, Philippe Decouflé, après un parcours de danseur (Régine Chopinot, Alwin Nikolais), fonde, en 1983, sa compagnie « Vague Café », rapidement connue sous le nom de DCA, pour Decouflé’s Company for the Arts ou Défense contre Avion, c’est selon. Il monte ensuite plusieurs spectacles sur un ton résolument humoristique et décalé (Surprises, Fraîcheur limite, Tranche de cake…) et son nom se fait peu à peu connaître en France et en Europe. En 1986, le succès de Codex contribue à la définition d’une identité artistique de plus en plus affirmée. Au croisement de son travail de chorégraphe, il s’intéresse au cinéma et réalise des vidéos.

 

1989 est l’année d’une reconnaissance grand public avec le succès du défilé Bleu Blanc Goude sur les Champs-Elysées à Paris, clou des célébrations du bicentenaire de la Révolution Française. Il reçoit également un Lion d’argent au festival de Venise, qui récompense sa publicité pour Polaroïd.

 

En 1992, Philippe Decouflé se voit confier la mise en scène des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques d’Albertville. À cette occasion s’affirme l’importance du collectif au sein de la compagnie qui réunit Pascale Henrot, Christophe Salengro, Éric Martin, Philippe Guillotel et Jean Rabasse, ainsi que les musiciens Joseph Racaille, Antonin Maurel et Martin Messonnier. La compagnie s’installe à Saint-Denis en 1995, dans une ancienne usine de chauffage surnommée la Chaufferie.

 

La même année, l’imaginaire de Philippe Decouflé se tourne vers les plantes, volatiles et légumes singuliers de Codex pour créer Decodex, qui va connaître une longue tournée en France et à l’étranger. Shazam !, un des spectacles suivants, aura un énorme succès et deviendra un de ses spectacles phares.

 

En 2003, poursuivant une aventure artistique initiée quelques années plus tôt avec le Japon, le chorégraphe réside à Yokohama où il crée Iris en ouverture du festival international de Kanagawa. Le spectacle sera présenté dans la foulée à Chaillot. La même année, soucieux de garder la dimension artisanale de son travail et désireux de se confronter lui-même à la scène, il crée un Solo qu’il chorégraphie et interprète. Ce Solo dont la mise en scène évolue au fil du temps sera présenté à Chaillot en 2007, de même que ses pièces Sombrero (2007) et sa nouvelle version Sombreros (2008), Octopus (présentée en 2011 et repris en 2012) et Contact (2015).

 

Voir le site internet de la compagnie